1932 Villes minières
Ce n’est qu’en 1932, deux ans après la découverte de la pechblende au Grand lac de l’Ours, que les Territoires du Nord-Ouest connaissent un nouveau genre de communautés, soit les villes minières appartenant à une entreprise.
Avant les années 30, toutes les communautés des Territoires du Nord-Ouest, à l’exception de Fort Providence (carte), voient le jour en tant que postes de traite de fourrure. Ces postes sont établis dans des endroits facilement accessibles aux trappeurs Dénés, Métis et Inuits afin qu’ils puissent y apporter leurs fourrures et s’approvisionner. Le nombre de postes de traite augmente pour devenir des communautés, car des familles s’y installent au cours des années 50 et 60. Elles avaient quitté leurs camps éloignés pour trouver du travail, avoir recours aux services de santé et d’éducation offerts par le gouvernement, ou tout simplement pour se rapprocher des endroits où elles pouvaient s’approvisionner.
L’histoire et l’origine des villes minières des Territoires du Nord-Ouest sont très différentes. Pour des raisons de commodité, elles étaient situées là où on découvrait du minerai, soit à plusieurs kilomètres de la communauté la plus proche. Par conséquent, afin d’attirer les travailleurs, les entreprises minières devaient construire des villes entières en pleine nature. L’entreprise propriétaire de la mine possédait dans la majorité des cas les maisons, les magasins et les centres de loisirs. La ville demeurait active aussi longtemps que la mine pouvait extraire du minerai. Dès que la mine fermait, la ville en faisait autant.
Certaines villes minières du Nord comme Port Radium, Discovery et Pine Point n’existent plus. D’autres, en l’occurrence Tungsten, dorment et espèrent que le marché se redresse afin qu’elles puissent un jour se réveiller. La seule communauté ayant vu le jour en tant que ville minière et qui a su échapper aux fluctuations du marché et aux fermetures de mines est Yellowknife.